Les bandes


Une quelconque blessure ou une lésion cutanée ne doit pas faire l’objet d’une exposition insouciante. Peu importe sa gravité, si elle est exposée aux germes et aux bactéries, elle peut très bien s’infectée. Il est donc important de prodiguer les premiers soins pour écarter les risques d’infection. D’où l’importance de la trousse de premiers secours dans les situations d’urgence. L’équipement contient effectivement un ensemble de matériel qui permet de soigner la plaie et de la protéger contre corps infectieux.

 

Traitement et protection d’un trauma cutané

 

A la suite d’un accident, les genres de blessures que l’on peut se faire sont nombreux. Il peut s’agir d’une simple égratignure, d’une petite coupure, d’une écharde. Dans des cas plus graves, on peut se retrouver avec une fracture ou encore l’amputation d’un membre. Pour améliorer les chances de survie de la victime, il est nécessaire pour le témoin ou le secouriste de circonstance de faire les gestes de premiers secours ou de prodiguer des soins primaires. En attendant l’arrivée des services d’urgence sur le terrain, l’état de la victime peut devenir encore plus grave si ses blessures ne sont pas traitées assez rapidement.

Le traitement des traumas de la victime consiste d’abord à un travail de nettoyage afin d’écarter tous les risques d’infections. Une infection est un processus qu’il ne faut jamais prendre à la légère. Lorsqu’elle s’effectue sur une plaie tout à fait bénigne, on peut se retrouver avec une lésion difficile à traiter dans la mesure où on laisse faire les choses. Pour pouvoir faire face à ce genre de situation, le sauveteur à l’improviste dispose du matériel nécessaire dans la trousse de premiers soins. L’ensemble de l’équipement est caractérisé par des compresses, des pansements ainsi que des produits antiseptiques. Ces éléments permettent la manipulation de la lésion pour en faciliter le nettoyage et la désinfection.

La deuxième étape du soin est la protection de la lésion cutanée. Cette protection consiste à isoler la plaie des menaces et des risques d’infection. Effectivement, le traitement ne sert à rien si par la suite on laisse le trauma exposé à une contamination par des germes ou des microbes. Cette mission de protection s’effectue par la mise en place d’un dispositif d’isolement. En plus de protéger la plaie, le dispositif possède des propriétés qui améliorent la reconstruction des tissus lésés. Le pansement est le plus souvent utilisé pour obtenir l’élément de protection. Celui-ci est constitué à partir de compresses et de bandes à gaze la plupart du temps.

 

Présentation

 

Précédemment, on a vu qu’il est primordial de prévenir tous les risques d’infection en cas de blessure externe. Pour cela, il faut procéder au nettoyage et à l’isolement de zone lésée. La bande est un élément constitutif du pansement. Au contraire de la compresse, elle ne va pas servir à la manipulation de la blessure. De ce fait, elle n’est généralement pas mise en contact avec celle-ci. En raison de cela, elle est toujours l’élément la plus externe du pansement.

Usuellement, elle se présente sous la forme d’un textile, c’est-à-dire, une étoffe ou un bout de tissu. Mais avec le progrès, de nouvelles matières sont utilisées pour la fabriquer. Aujourd’hui, elle peut être en plâtre, en caoutchouc et même en crêpes. Le morceau de caoutchouc ou de crêpes est élaboré à partir de matières synthétiques afin de lui conférer des propriétés adhésives ou encore élastiques.

Dans la composition du pansement, on reconnaît l’utilité de l’objet pour tenir en place le dispositif de protection. Comme il est placé à la partie la plus externe du pansement, il est donc assez logique qu’il serve à ce rôle de maintien. En assurant sa fonction de fixation, l’étoffe recouvre ainsi l’ensemble du dispositif. De ce fait, elle peut donc faire office de couverture pour parfaitement isoler la zone lésée. En cas d’hémorragies, les propriétés élastiques et adhésives sont utiles pour la compression de la blessure. D’une certaine manière, on peut la considérer comme un matériel hémostatique.

 

Les diverses sortes de bandes


Le morceau de tissu est un élément indissociable du milieu médical. La trousse de premiers secours du secouriste professionnel et celle de la simple personne en sont toujours équipées. Même dans le domaine chirurgical, on sollicite continuellement l’étoffe de maintien et de compression. En fonction de son mode de fabrication et de la matière qui la constitue, elle est disponible en divers modèles. Chaque modèle possède une fonction précise qui le rend adéquat à un cas spécifique.

La version la plus utilisée et la plus répandue de l’étoffe reste encore la bande Velpeau ou de gaze. Elle est un élément de maintien idéal en raison de la souplesse et de la légèreté qu’elle présente. La gaze est le textile employé pour la fabrication de l’étoffe, c’est aussi grâce à cette matière qu’elle est légère et souple.

Précédemment, on a déjà fait allusion à la bande de crêpes pour ses propriétés adhésives et élastiques. Son usage est nécessaire pour l’application de pansement compressif pour le traitement des lésions présentant une hémorragie ou un saignement abondant. L’élasticité de l’étoffe permet la compression des vaisseaux sanguins lors qu’elle est placée sur le pansement. Sou usage est également indiqué pour les enflures à la suite d’une lésion interne. Par mesure de précaution, il est recommandé de ne pas trop serrer l’élément dans son application. Cela dans le but de prévenir des risques du blocage du flux sanguin.

En restant dans ce contexte de compression, il existe la variété en caoutchouc du ruban. Ce modèle est par contre utilisé pour effectuer un arrêt partiel de la circulation sanguine. C’est sur le plan chirurgical qu’on fait le plus appel à ce modèle-là. Si on ne le substitue pas un garrot, son utilisation est combinée avec cet autre élément. La bande d’Esmarch est recommandée pour les traumas présentant une agglutination sanguine.

Le ruban n’est pas uniquement réservé pour les lésions cutanées. Il est très utile pour le traitement des blessures telles la fracture d’un membre. Face à ce genre de situation, on a principalement recours à la bande plâtrée. Celle-ci contient du plâtre, son application permet l’immobilisation de la partie comportant la fracture.